Wednesday, 1 July 2015

Gorgias ou sur la Rhétorique

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Gorgias ou sur la Rhétorique

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Gorgias ou sur la Rhétorique : Info

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Ce livre comporte une table des matières dynamique, a été relu et corrigé.

Extrait: Notice sur le « Gorgias »

Socrate et Khairéphon se rendaient chez Calliclès pour y entendre Gorgias. Ils arrivent après la séance. Néanmoins Calliclès les introduit près de Gorgias, à qui Socrate voudrait poser une question. Il lui demande en effet ce qu’est la rhétorique dont il fait profession. La rhétorique, dit Gorgias, est la science des discours. – De quels discours ? demande Socrate. Est-ce des discours relatifs à la médecine, à la gymnastique et aux autres arts ? – Non, mais de ceux qui ne se rapportent point au travail des mains et qui ont uniquement pour fin la persuasion. – Mais toutes les sciences, dit Socrate, veulent persuader quelque chose. Quel est le genre de persuasion que produit la rhétorique ? – Celle qui se produit dans les tribunaux et les assemblées et qui a pour objet le juste et l’injuste. – Mais, dit Socrate, il y a deux sortes de persuasion, celle qui produit la croyance sans la science, et celle qui produit la science. Quelle est celle qui est propre à la rhétorique ? – C’est la première, et elle assure aux orateurs une telle supériorité que, même dans les matières où les spécialistes sont seuls vraiment compétents, ils l’emportent sur eux et font adopter les mesures qu’ils préconisent. Cependant ce n’est pas une raison pour que les orateurs se substituent aux savants dans les autres arts. Et s’il y a des orateurs qui abusent de leur puissance pour enfreindre la justice, ce n’est pas une raison non plus de s’en prendre aux maîtres de rhétorique. – Mais, reprend Socrate, si l’orateur est plus persuasif, même en médecine et dans les autres arts que le médecin ou l’artiste, et s’il suffit qu’il ait l’air de savoir, quoiqu’il ne sache pas, en est-il de même lorsqu’il s’agit du juste et de l’injuste, ou faut-il connaître le juste et l’injuste avant d’aborder la rhétorique ? – Il le faut, Socrate. – Mais, quand on connaît la justice, on est juste, et on ne saurait consentir à commettre une injustice. Cependant tout à l’heure tu as avoué qu’un orateur pouvait faire de la rhétorique un usage injuste. Il y a contradiction dans tes paroles.
Gorgias pourrait se défendre et dire qu’il n’est pas vrai qu’il suffise de connaître la justice pour ne jamais commettre l’injustice. Mais Platon, comme Socrate, est convaincu qu’il suffit de connaître le bien pour le pratiquer et que le vice se ramène à l’ignorance. Aussi n’a-t-il pas idée qu’on puisse faire à cette doctrine l’objection topique qu’exprimera plus tard le poète latin : Video meliora proboque, deteriora sequor.
Gorgias pourrait répondre encore que, pour l’orateur plus encore que pour les autres, il est parfois difficile de discerner où est la justice, qu’il faut se décider sans être sûr qu’on prend le meilleur parti, et que, si l’on se trompe, la rhétorique n’en est pas responsable.
Voilà, entre autres choses, ce que Gorgias aurait pu répliquer à Socrate. Mais le jeune Polos ne lui en laisse pas le temps. Indigné que Socrate ose mettre en doute la valeur de la rhétorique, il le somme, puisqu’il a embarrassé Gorgias, de dire lui-même ce qu’il pense de cet art. – Ce n’est pas un art, répond Socrate, ce n’est qu’une routine, une sorte de flatterie, comme la cuisine, la toilette et la sophistique. Il y a en effet deux arts qui se rapportent à l’âme : la législation et la justice, et deux qui se rapportent au corps : la médecine et la gymnastique. Sous chacun de ces arts la flatterie s’est glissée, la sophistique sous la législation, la rhétorique sous la justice, la cuisine sous la médecine, la toilette sous la gymnastique. La rhétorique correspond pour l’âme à ce qu’est la cuisine pour le corps. – Alors tu crois, Socrate, que les bons orateurs sont regardés comme des flatteurs et, comme tels, peu considérés, alors qu’ils sont les plus puissants des citoyens ? – Les plus puissants des citoyens ! Ils ne sont pas puissants du tout. – Comment le tyran qui peut tuer, exileDans son Gorgias, Platon livre bataille à ces marchands de sagesse qu'on appelait les sophistes. À la différence du savant incapable de faire valoir son point de vue en dehors du cercle de ses pairs, le sophiste, lui, grâce à sa compétence rhétorique, se targue de pouvoir rendre vraisemblable aux yeux de tous le vrai comme le faux.

Platon dénonce l'imposture de cet art de la persuasion universelle en montrant que loin d'être un pouvoir, il repose au contraire sur un assujettissement : pour pouvoir plaire et être compris par celui que l'on veut persuader, il faut lui emprunter son langage et lui offrir ses propres idées, à travers des formules saillantes ou des raccourcis plaisants. Au-delà de la critique du désir servile d'être compris de tous, Platon défend les droits de la pensée difficile, parce que libre, du philosophe.

Un dialogue qui donne à réfléchir sur la parole politique, le pouvoir publicitaire ou encore sur toute pédagogie prétendant enseigner un savoir sans en maîtriser le contenu. --Émilio BalturiCe livre comporte une table des matières dynamique, a été relu et corrigé.

Extrait: Notice sur le « Gorgias »

Socrate et Khairéphon se rendaient chez Calliclès pour y entendre Gorgias. Ils arrivent après la séance. Néanmoins Calliclès les introduit près de Gorgias, à qui Socrate voudrait poser une question. Il lui demande en effet ce qu’est la rhétorique dont il fait profession. La rhétorique, dit Gorgias, est la science des discours. – De quels discours ? demande Socrate. Est-ce des discours relatifs à la médecine, à la gymnastique et aux autres arts ? – Non, mais de ceux qui ne se rapportent point au travail des mains et qui ont uniquement pour fin la persuasion. – Mais toutes les sciences, dit Socrate, veulent persuader quelque chose. Quel est le genre de persuasion que produit la rhétorique ? – Celle qui se produit dans les tribunaux et les assemblées et qui a pour objet le juste et l’injuste. – Mais, dit Socrate, il y a deux sortes de persuasion, celle qui produit la croyance sans la science, et celle qui produit la science. Quelle est celle qui est propre à la rhétorique ? – C’est la première, et elle assure aux orateurs une telle supériorité que, même dans les matières où les spécialistes sont seuls vraiment compétents, ils l’emportent sur eux et font adopter les mesures qu’ils préconisent. Cependant ce n’est pas une raison pour que les orateurs se substituent aux savants dans les autres arts. Et s’il y a des orateurs qui abusent de leur puissance pour enfreindre la justice, ce n’est pas une raison non plus de s’en prendre aux maîtres de rhétorique. – Mais, reprend Socrate, si l’orateur est plus persuasif, même en médecine et dans les autres arts que le médecin ou l’artiste, et s’il suffit qu’il ait l’air de savoir, quoiqu’il ne sache pas, en est-il de même lorsqu’il s’agit du juste et de l’injuste, ou faut-il connaître le juste et l’injuste avant d’aborder la rhétorique ? – Il le faut, Socrate. – Mais, quand on connaît la justice, on est juste, et on ne saurait consentir à commettre une injustice. Cependant tout à l’heure tu as avoué qu’un orateur pouvait faire de la rhétorique un usage injuste. Il y a contradiction dans tes paroles.
Gorgias pourrait se défendre et dire qu’il n’est pas vrai qu’il suffise de connaître la justice pour ne jamais commettre l’injustice. Mais Platon, comme Socrate, est convaincu qu’il suffit de connaître le bien pour le pratiquer et que le vice se ramène à l’ignorance. Aussi n’a-t-il pas idée qu’on puisse faire à cette doctrine l’objection topique qu’exprimera plus tard le poète latin : Video meliora proboque, deteriora sequor.
Gorgias pourrait répondre encore que, pour l’orateur plus encore que pour les autres, il est parfois difficile de discerner où est la justice, qu’il faut se décider sans être sûr qu’on prend le meilleur parti, et que, si l’on se trompe, la rhétorique n’en est pas responsable.
Voilà, entre autres choses, ce que Gorgias aurait pu répliquer à Socrate. Mais le jeune Polos ne lui en laisse pas le temps. Indigné que Socrate ose mettre en doute la valeur de la rhétorique, il le somme, puisqu’il a embarrassé Gorgias, de dire lui-même ce qu’il pense de cet art. – Ce n’est pas un art, répond Socrate, ce n’est qu’une routine, une sorte de flatterie, comme la cuisine, la toilette et la sophistique. Il y a en effet deux arts qui se rapportent à l’âme : la législation et la justice, et deux qui se rapportent au corps : la médecine et la gymnastique. Sous chacun de ces arts la flatterie s’est glissée, la sophistique sous la législation, la rhétorique sous la justice, la cuisine sous la médecine, la toilette sous la gymnastique. La rhétorique correspond pour l’âme à ce qu’est la cuisine pour le corps. – Alors tu crois, Socrate, que les bons orateurs sont regardés comme des flatteurs et, comme tels, peu considérés, alors qu’ils sont les plus puissants des citoyens ? – Les plus puissants des citoyens ! Ils ne sont pas puissants du tout. – Comment le tyran qui peut tuer, exile.

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